L’institution de camp et la gestion étatique du chômage urbain durant la crise au Québec : les 'Vingt-cennes' du camp de travail de Valcartier (1932-1936)
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Résumé de la communication
Cette communication aura pour but d’analyser le programme fédéral de camps de travail pour chômeurs établis au Canada par le gouvernement conservateur de R. B. Bennett en octobre 1932. Cette politique connue sous le nom de camp de secours (relief camps), dirigée par le ministère de la Défense nationale entre 1932 et 1936, fut instaurée dans l’intention de gérer les problèmes socio-urbains de loi et d’ordre créés par la grande dépression économique. Cette mesure nationale, conçue spécifiquement pour les chômeurs célibataires sans-abri, vit l’apparition de quelque 140 camps pourvus d’une capacité totale d’hébergement de plus de 28 000 hommes, employés à la construction de bases militaires, réseaux routiers et aérodromes. Au Québec, quelques milliers de sans-travail aménageront, au cours de la Crise, ce qui deviendra le vaste cantonnement militaire de Valcartier. Durant les années 1930, le camp de secours de Valcartier, situé au nord de la Vieille Capitale, fut, avec ses 2 400 résidents, l’établissement fédéral de ce type le plus important au Canada. Payés 20 cents par jour, ces hommes furent connus sous le nom de « Vingt-cennes ». Notre exposé aura pour fonction d’étudier globalement la politique de camps de secours sous l’angle d’une mesure étatique de gestion du chômage et de l’ordre public et de rendre compte, plus particulièrement, de la mécanique institutionnelle du camp de chômeurs de Valcartier et du type de population hébergée. Cet exercice permettra de présenter un champ historique nouveau en ce domaine au Québec, puisqu’en aucun cas l’historiographie québécoise n’a porté son éclairage sur ce programme fédéral élaboré au cours de la Dépression. Parallèlement à l’étude institutionnelle d’un camp de travail fédéral, nous dessinerons une image mal connue du groupe social des chômeurs errants québécois vivant au cœur de la Crise. Nous concluerons cet exposé en préparant une amorce de réflexion historique sur l’institution de camp en tant qu’outil du pouvoir étatique et sur la situation du célibataire canadien à la fin de la Crise.
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