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Résumé du colloque
Dans cette querelle qui opposa le cœur et la raison, le fidéisme (Jacobi) et le rationalisme (Mendelssohn), Kant a été contraint par les circonstances à prendre position. Or, dans son texte « Qu’est-ce que s’orienter dans la pensée ? » (1786) l’auteur de la Critique donne en partie raison, et ce contre toute attente, à Jacobi : le sentiment a bel et bien un rôle à jouer en matière de croyance, ou plus précisément en matière de foi rationnelle. Parce que la croyance chez Kant repose sur des fondements subjectifs, il ne faut pas s’étonner de voir apparaître dans le texte en question quelque chose comme un « sentiment » du besoin de la raison. Faute de quoi l’individu ne se trouverait nullement impliqué et concerné. L’importance du sentiment chez Kant est mise en relief par un auteur qui pourtant se réclame explicitement de Kant, Karl Leonhard Reinhold. À l’encontre de ce à quoi l’on aurait pu s’attendre, ce dernier marginalise délibérément dans ses Lettres sur la philosophie kantienne (1786-87) le rôle du sentiment, dans la mesure où il défend une conception des Lumières tributaire du rationalisme, fort différente de celle de Kant. C’est donc par cet effet de contraste que la position kantienne se révèle dans sa spécificité.
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