pen icon Colloque
quote

L'intonation en français parlé à Montréal: l'association des unités tonales à la structure syntaxique

LL

Membre a labase

Louise Leray

Résumé du colloque

L'intonation se caractérise par la mélodie qui accompagne les phrases lorsque nous parlons. Elle a pour corrélat physique les variations de la fréquence fondamentale. Son domaine de réalisation est plus vaste qu'un mot ou une suite de mots. Notre communication a pour but de rendre compte de ces observations pour le français parlé à Montréal. Nous considérons que des principes régissent l'association de la mélodie à la phrase syntaxique. Nous avons choisi des phrases qui ont été produites dans un contexte de lecture. Le corpus Sankoff-Cedergren nous sert de banque de données. Pour identifier le contour sous-jacent de la mélodie de surface, nous utilisons les logiciels développés par l'analyseur ILS du système VAX. Nos observations (Cedergren et al., 1989 et Levac, 1989) indiquent qu'il existe une unité constituante de la phrase, d'autre part, la représentation autosegmentale d'une séquence d'unités tonales et la représentation des unités segmentales. Nous avons observé qu'il existe des variations mélodiques pour une même représentation syntaxique. Cela montre que le domaine intonatif est plus petit que la phrase elle-même. Selkirk (1984, 1986) démontre que ce domaine coïncide avec le niveau de projection maximale du constituant syntaxique. Mais cela n'explique pas la variation. Nous supposons alors qu'au niveau de l'implémentation phonétique, l'accent nucléaire (pitch ou PA) est obligatoire à la caractérisation d'un domaine. La variation mélodique est issue du fait de la production ou de la non production d'un PA.

Contexte

Section :
Linguistique
news icon Thème du colloque :
Linguistique
host icon Hôte : Université Laval

Découvrez d'autres communications scientifiques

news icon

Titre du colloque :

Linguistique

Autres communications du même congressiste :

news icon

Thème du colloque :

Linguistique