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L’invention d’une américanité française dans le roman canadien-français des années 1920-1930

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Nova Doyon

Résumé de la communication

Au tournant du 20e siècle, les cultures du Nouveau Monde, appelées à redéfinir leur nationalisme, mettent en cause l’hégémonie des modèles culturels européens. Cherchant à affirmer leur autonomie, les littératures américaines mettent plus que jamais de l’avant leur appartenance continentale pour mieux marquer leur différence à l’endroit des métropoles européennes. Dans le cas de la littérature canadienne-française, cette prise de conscience d’une appartenance continentale entraîne la redéfinition des rapports à l’endroit de la culture française et la recherche de nouveaux référents culturels, parmi lesquels se trouve, au premier chef, le voisin étatsunien. Le rapport que le Québec entretient avec son voisin américain est depuis longtemps marqué par une tension entre identification et répulsion (Chassay 1995; Lamonde 1995; 1996; 2001; Morency 2008). L’influence de plus en plus importante de la culture étatsunienne va jusqu’à susciter, dans l’opinion publique du temps, une association entre la modernisation de la société canadienne-française et son américanisation, c’est-à-dire l’assimilation d’un mode de vie venu des États-Unis (Lamonde 2004). En effet, les élites conservatrices rappellent constamment les dangers d’une «annexion morale» aux États-Unis et condamnent l’esprit matérialiste qui pénètre dans toutes les sphères de la société par la voie de la culture médiatique (presse, magazines, radio, cinéma) et menace ainsi la «survivance nationale» (Saint-Jacques et des Rivière

Résumé du colloque

Lancements de livres collectifs organisés par les professeurs brésiliens et canadiens.

Contexte

host icon Hôte : Université de Sherbrooke, Université Bishop’s

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