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Résumé du colloque
Au début du XXe siècle, une nouvelle conception de la lecture se développe en France sous l'influence du modèle anglo-saxon de la "public library". Des bibliothécaires veulent mettre à la disposition du public des fonds abondants, où chaque usager pourra trouver seul, grâce au libre accès en rayons, les ouvrages récents dont il a besoin pour s'informer, s'instruire, se distraire. On voit dans le lecteur un citoyen émancipé ou un consommateur libre, alors que la tradition philanthropique ne concevait la lecture populaire que soigneusement contrôlée à des fins d'instruction et de moralisation. Cette conception de la lecture "moderne" pénètre l'école dans les années 1920, par le biais des bibliothèques enfantines financées par les fonds américains. Elle prend l'exact contre-pied du modèle scolaire qui privilégie les morceaux choisis des grands auteurs indémodables, donc des textes imposés, lus et relus collectivement. On condamne ou redoute les lectures libres, éclectiques, superficielles, qui, même quand elles ne sont pas nocives, sont inaptes à former la jeunesse. Au "lire beaucoup et ce qu'on veut", on oppose un "lire peu, mais bien". Dans les années 1960, tout bascule et en 1980, le discours valorisant le modèle consommatoire des lectures libres l'a emporté. Comment et pourquoi? C'est l'histoire de ce basculement que nous avons retracée, en étudiant l'évolution des textes officiels et en dépouillant des revues pédagogiques où s'expriment au fil du temps les points de vue contradictoires des différents partis.
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