pen icon Colloque
quote

L’itératif comme principe du morcellement du récit. Le cas d’Allah n’est pas obligé

AB

Membre a labase

Alaeddine Ben Abdallah

Résumé du colloque

Nous proposons d’examiner le procédé de la répétition d’un énoncé ou la reprise obsessionnelle d’un mot qui devient leitmotiv dans le texte Allah n’est pas obligé d’Ahmadou Kourouma. Nous tenterons de comprendre pourquoi un tel choix de répéter les mêmes expressions, les mêmes mots, comment s’organisent ces répétitions et quelle en est la finalité énonciative. Nous supposons que les répétitions des mots grossiers et de la maxime de la volonté divine, entre autres, ont valeur de repérage narratif certes, mais dévoilent également la peur de perdre le repère spatial et de céder au chaos général. La parole presque incantatoire traduit donc l’hésitation des pas des personnages errants qui, dans un univers fait de chaos et de violence, partent, rebroussent chemin, puis repartent. L’acte de marcher contamine la parole et vice-versa, à tel point qu’on ne sait plus si l’errance géographique contamine le récit et le fragmente, ou le récit lui-même qui, dans sa tergiversation, ses répétitions, donne le ton à l’énoncé éclaté des pérégrinations spatiales. À travers les études de Genette sur le récit itératif, mais aussi une approche sémiotique de l’espace, nous serons en mesure de déterminer l’interaction entre topos et énoncé et de relever la fragmentation narrative à travers les répétitions qui fondent l’univers littéraire de Kourouma.

Contexte

manager icon Responsables :
Sélom Komlan Gbanou
host icon Hôte : Université de Montréal

Découvrez d'autres communications scientifiques

Autres communications du même congressiste :