Localisation des activités économiques et insertion dans les tissus urbains : approches sectorielles et spatiales face aux logiques d'acteurs (Montréal, Madrid, Toulouse)
Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Résumé du colloque
Cette proposition de communication traite des modalités d'insertion des activités économiques dans le tissu interne des métropoles de Madrid, Montréal et Toulouse à partir des logiques d'acteurs déployées tant par les milieux productifs que par les gestionnaires de l'espace urbain. Le rapport des activités économiques aux tissus urbains implique le croisement d'une « entrée sectorielle » fondée sur l'appréhension de branches économiques structurantes du développement d'un secteur d'agglomération avec nécessairement des « entrées spatiales » renvoyant soit à la reconversion de friches industrielles situées dans des espaces centraux, soit à l'urbanisation de zones périphériques de banlieue représentatives de nouvelles centralités secondaires. Les terrains d'études comprennent trois villes aux dimensions et aux fonctions différentes : Madrid, métropole du pouvoir politique central espagnol dont les fonctions décisionnelles économiques se sont affirmées aux cours des trente dernières années; Montréal, métropole de l'espace francophone québécois, marquée aujourd’hui par une reconversion de son tissu économique dans les activités de haute technicité ; Toulouse, métropole française de rang régional, dont la spécialisation d'une partie de son tissu productif dans les activités aéronautiques (système Airbus) l'insère dans des relations internationales et mondialisées. On admet pour hypothèse un double processus avec d'une part, un développement de zones relativement nouvelles en périphérie des différentes agglomérations, liées à des activités économiques en dynamique et donnant lieu à des formes urbaines et périurbaines récentes, et d'autre part, le redéveloppement plus ou moins avancé de zones anciennes, abandonnées et en friche, souvent proches du centre des villes, ou aussi dans des banlieues industrielles anciennes. L'« entrée sectorielle » est considérée par le biais d'un type d'activité particulière, commun aux trois terrains métropolitains d'études (Madrid, Montréal et Toulouse) : le secteur des activités aéronautiques. Sa localisation urbaine dans les différentes métropoles étudiées n'est pas sans poser la question de son regroupement autour de pôles qui entraînent la démultiplication des activités dans le tissu urbain proche et la mise en oeuvre de stratégies locales d'aménagement et de planification. À l'inverse, se pose la question « des entrées spatiales » dans des contextes de transformation des activités économiques affectant des espaces confrontés à la question de la reconversion et à la recherche de nouveaux usages qualifiants. Les logiques et les processus de l'action planificatrice influencent la transformation différenciée de ces territoires à partir nécessairement de la question foncière et des impacts qu'elle suscite à l'égard des processus d'aménagement axés sur des actions de reconquête et de réaffectation des activités. Les recompositions sous l'effet du rapport entre stratégies d'aménagement et développement économique sous-tendent une démarche méthodologique qui est celle de la comparaison, s'appliquant pour les trois villes concernées au niveau des mécanismes d'interventions des acteurs, dans des contextes institutionnels et sociétaux différents. Selon les formations sociales locales, les types d'acteurs, les objectifs retenus, les moyens mis en oeuvre, les durées aussi dans le temps, les dynamiques de croissance urbaine périphérique et les revalorisations plus centrales ou péricentrales révèlent certes des différences. Pour autant, des similarités communes se dégagent au plan de l'adéquation entre les projets et les réalisations, en termes d'insertion et d'impact sur des tissus urbains mais également en termes d'image. L'interférence entre le système économique et l'urbanisation souligne que les fonctionnements évolutifs sociopolitiques des gestions urbaines sont influencés par un contexte de triple changement : les comportements des entreprises très variables selon secteurs et les types de production, les mutations dans la gestion des espaces urbains (intercommunalités, répartition des compétences) et l'émergence de la « société civile » de plus en plus attentive pour des raisons diverses, aux opérations d'aménagement.
Vous devez être connecté pour ajouter un élément à vos favoris.
Veuillez vous connecter ou créer un compte pour continuer.
Outils de citation
Citer cet article :
MLA
APA
Chicago
Ajouter un dossier
Vous pouvez ajouter vos contenus préférés à des dossiers organisés. Une fois le dossier créé,
vous pouvez ajouter un article ou un contenu de la liste ou de la vue détaillée au dossier sélectionné dans la liste.