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Localisation spatiale et efficacité productive de la firme individuelle : un modèle de salaire d'efficience

JH

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Jean-Pierre Huiban

Résumé du colloque

Nous nous proposons d’examiner comment la localisation spatiale de la firme individuelle influe sur le niveau et les déterminants de son efficacité productive. Pour ce faire, nous utilisons un modèle de salaire d’efficience au sein duquel l’efficacité du salarié dépend de deux composantes : la compétence et l’intensité de l’effort fourni. Si la première peut s’exprimer à travers les caractéristiques formelles du salarié et du poste (ce que nous qualifierons de qualité du facteur travail), la seconde est le résultat de la stratégie mise en oeuvre par l’individu durant son activité productive. Un tel modèle nous permet alors de rendre compte des faits empiriquement constatés : un même niveau moyen d’efficacité productive est obtenu en milieu urbain et en milieu rural, alors que les firmes représentatives de ces zones disposent de dotations factorielles extrêmement différentes (intensité capitalistique, qualité du facteur travail). Ces niveaux sont obtenus à partir d’un arbitrage différent entre compétence formelle (plus élevée en milieu urbain) et intensité de l’effort fourni (plus élevé en milieu rural). Nous montrons, par l’utilisation d’un modèle en information imparfaite, que le surcroît d’effort n’est pas obtenu par l’employeur du fait du versement d’un salaire plus élevé mais par la captation d’un certain nombre d’externalités positives associées à la possession d’un emploi en milieu rural. La validation des modèles présentés se fait sur la base d’estimation économétriques sur données de panels complétées par des données qualitatives issues d’enquête auprès des chefs d’entreprise. Le champ retenu est l’ensemble de l’industrie agro-alimentaire française. Au plan théorique, ce travail propose donc un renouvellement des approches en terme de salaire d’effcience, compatible avec le constat d’une forme de segmentation originale : il n’y a pas lieu d’opposer un marché du travail urbain primaire à un marché rural secondaire, il s’agit bien de deux marchés efficients. Enfin, nous proposons ainsi une explication du constat désormais admis d’une croissance relative de l’emploi plus forte en zone rurale.

Contexte

manager icon Responsables :
André Joyal
host icon Hôte : Université Laval

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