pen icon Colloque
quote

Logique d'action coopérative: le cas de l'habitation au Québec

MB

Membre a labase

Marie Bouchard

Résumé du colloque

L'invention de la forme d'organisation coopérative est contemporaine de la généralisation des échanges marchands qui a permis la réussite de la Révolution industrielle. Qu'advient-il de la pertinence du mode d'organisation coopératif dans les sociétés désormais "post-industrielles" et "post-marchandes"? Les pratiques actuelles des coopératives nous même que les récentes propositions de réforme législative nous obligent à poser la question du renouvellement des grilles d'analyse des comportements coopératifs. L'étude du mouvement coopératif d'habitation locative au Québec nous permet d'observer une nouvelle articulation de la logique d'action coopérative à l'environnement dominant. Produit d'un compromis avec l'État pour le logement en milieu de bas de la société, le mouvement coopératif d'habitation locative a produit une logique sensiblement différenciées des définitions coopératives établies par l'ACFAS. Ce compromis s'inscrit dans une logique régie par la forme "entreprise" en refusant la marchandisation irréductible associée au logement social. Les locataires sont rendus responsables de leur propre habitat, mais en même temps un acteur que partenaires en affaires – mais elles s'identifient aussi au regard de l'État et de ses exigences. L'insertion sociale pour l'occupation de l'espace public et la définition autonome du mode de vie coopératif sont des éléments qui fondent la logique coopérative de ce mouvement. Après avoir présenté la méthode et les résultats d'une recherche sur un cas de coopérative fédératives avec des cas concrets, nous tentons de dégager des pistes pour l'analyse des comportements coopératifs face aux enjeux de l'avenir.

Contexte

host icon Hôte : Université du Québec à Montréal

Découvrez d'autres communications scientifiques

Autres communications du même congressiste :