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Résumé du colloque
Rosalind Krauss dans Grids, ce texte désormais célèbre, qualifie la grille comme une structure emblématique de l'ambition moderniste. Selon la théoricienne américaine, la grille renferme tout à la fois silence des arts visuels modernes et leur hostilité par rapport au narratif. Par contre aucune analogie qui différente nous amène à interroger ses conclusions. En premier travail d'analyse de la production chez le peintre Luc Béland, a permis d'identifier la présence presque constante de la grille dans son activité picturale. En la posant éloquemment sur un support le plus souvent carré, la grille révélait, dès les années 70, le processus de production, la temporalité. Puis, la figuration évoque une trace de la grille amorcée alors vécue par le peintre comme coercition, enfermement. Succèdent les Series Prodrôme et Hypermachia du début des années 80 où la grille apparaît à nouveau et refait littéralement surface. Ce n'est qu'avec la récente série Veronciqua que la grille, dans une volonté affichée affirmative, recouvre non seulement la représentation figurative mais en supporte aussi la narration. Ainsi paradoxalement la grille, chez Luc Béland, supporte et cancelle le narratif comme si la narration manipulait à mettre en échec la démarche moderniste de l'artiste. Pourtant, cette narration l'éloquif fait surface dans une recherche arrivée à un questionnement sur l'anonymat, où les signes visuels mènent le rejet d'une pratique abstraite passée, verbalement dissoute.
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