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Résumé du colloque
Les femmes en occident vivent depuis des siècles leur exclusion du sacré. La tradition chrétienne est celle du Père et du Fils, et les derniers décrets de Rome laissent entendre que ces derniers préfèrent encore des serviteurs de sexe masculin. On ne peut toutefois pas dire que l'exclusion est unilatérale : le féminisme de la fin du vingtième siècle semble mal à l'aise avec la question du divin. Reléguée à des notes de bas de page quand elle n'est pas carrément exclue, la question du divin a aussi peu de place dans l'édifice du savoir féministe que n'a la femme dans l'Église. Cette exclusion n'est pas sans faire des frais. Comme le dit la féministe Luce Irigaray, la question du rapport à Dieu est "absolument cruciale...toutes les interrogations philosophiques qui négligent de la prendre en considération risquent de nous exiler encore un peu plus de notre histoire féminine" (Luce Irigaray, Le souffle des femmes, 212). Cet essai examinera quelques-unes des réponses qu'apporte Irigaray à cette question. Depuis ses premières publications, tout en dénonçant le sacrifice de la femme dans les pratiques religieuses monothéistes, cette théoricienne féministe a refusé d'instaurer un sacrifice réciproque. La subjectivité sexuée que revendique Irigaray ne saurait se réaliser au prix de l'oubli du divin, vain sacrifice d'une partie vitale de l'identité de l'individu. Elle confronte la double exclusion de la femme et du divin par une valorisation de l'inclusion, de l'interpénétration et de la continuité.
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