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Résumé du colloque
À l'heure de la multiplication des équipements universitaires sur l'ensemble du territoire (France), afin de pourvoir à une insuffisance de formation et de qualification et de stimuler le processus d'innovation technologique des régions en difficulté, il peut s'avérer intéressant de s'interroger sur la contribution des universités au développement local. Les fonctions des établissements publics universitaires étant de transmettre et d'améliorer la connaissance, le cadre de la croissance endogène semble particulièrement se prêter à cette étude. Les théories de la croissance endogène se distinguent du modèle de croissance néoclassique traditionnel par le fait qu'elles endogénéisent le progrès technique en faisant appel à des externalités ou à des rendements croissants dans l'accumulation. Plusieurs modèles sont proposés, se différenciant par le facteur accumulé source de croissance : le capital humain (Lucas, 1988; E. Caroli, 1994; D.A. Logossah Kinvi, 1994), l'innovation technologique et les dépenses recherche-développement (Aghion et Howitt, 1989, 1990, 1992; Romer, 1990) ou encore le capital public (Barro, 1990; Rebelo, 1991; T. Radjhi, 1993; P. Artus et M. Kaabi, 1993; Barro et Sali I Martin, 1995). Ainsi, l'éducation et la formation dispensées par les universités aux étudiants peuvent être considérées comme un facteur d'élévation du capital humain et ses activités de recherche (essentiellement fondamentale) peuvent être perçues comme un facteur d'innovation technologique. Certes, à première vue, les théories de la croissance endogène, de par leur caractère aspatial, ne paraissent pas être en mesure de pouvoir nous aider à expliquer le rôle des universités dans le développement local, d'autant plus que leurs fonctions n'appellent a priori aucune relation avec le local : il s'agit avant tout de fournir des diplômés à un marché national et de s'insérer dans un mouvement de recherche international. Cependant l'existence d'externalités liés à l'accumulation des facteurs dans ces modèles de croissance laisse penser que, malgré tout, la croissance peut revêtir une dimension spatiale. En effet, comme le fait remarquer A. Marshall, la plupart des externalités dépendent de la proximité et des interactions entre les acteurs. Les externalités naissent dans un territoire donné et font jouer, dans les modèles de croissance endogène, un rôle important à la distance entre les acteurs et à la disponibilité de certains facteurs de croissance localisés (C. Beaumont, 1994; M. Dejardin et al., 1997, S. Charlot, 1997). Le caractère territorial des externalités nous permet donc de croire que l'espace n'est pas un élément neutre dans les modèles de croissance endogène et d'envisager l'université en tant qu'acteur du développement local. L'étude du rôle de l'université dans le développement local doit nous permettre de tenter une contribution à l'analyse de la relation entre développement local et croissance endogène et de mieux identifier les mécanismes par lesquels la croissance se diffuse ainsi que les obstacles qu'elle peut rencontrer.
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