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L’utilisation de l’exemplum dans le sermon médiéval annonce le renouvellement de la prédication contemporaine par l’approche narrative

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Pierre Robitaille

Résumé du colloque

Le sermon se veut être la Parole de Dieu vivante exprimée à travers le langage symbolique, les sens et les valeurs ainsi que les comportements d’une époque ou d’un lieu particulier. Avec l’expansion de la rhétorique homilétique, le prédicateur médiéval utilisera primordialement trois moyens de persuasion: les auctoritas, pour signifier l’orthodoxie du contenu, on cite les autorités: la Sainte Écriture, les Pères de l’Église, un ancêtre ecclésiastique, et on traduit si le public est populaire, aussitôt après. Les raisons, deuxième moyen, c’est-à-dire les arguments découlant de la logique scolastique et enfin l’exemplum, troisième moyen, récit édifiant inséré dans le discours qui retient l’attention et renfie l’exhortation. Introduit à la fin du douzième siècle par Maurice de Scully, évêque de Notre-Dame, l’exemplum peut se retrouver à l’intérieur de quatre catégories principales: (1) histoires et légendes; (2) faits courants et réminiscences du prédicateur; (3) fables; (4) descriptions réelles de bestiaires. L’impact de l’exemplum de jadis reprend l’apport principal du sermon narratif d’aujourd’hui puisqu’il s’articule et éclaire naturellement le récit de la Bible et celui de la culture actuelle tout en rejoignant l’auditeur. Mais le défi historique de l’usage de l’exemplum nous renseigne-t-il sur les faiblesses de son apport?

Contexte

news icon Thème du colloque :
Sciences religieuses
host icon Hôte : Université du Québec à Chicoutimi

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Titre du colloque :

Sciences religieuses

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