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Résumé du colloque
L’épuisement des utopies s’est accompagné, au cours des dernières décennies, d’une critique très acerbe: leurs protestations, élevées au nom d’une rationalité abstraite et volontariste, aurait servi à dissimuler de prétendues victimes et à démonsier leurs prétendus bourreaux. Cette étude veut montrer que pareille accusation, faute d’une perspective historique et sociologique suffisamment vaste, passe à côté d’aspects essentiels de la rationalité utopique, à partir desquels seulement on peut rendre compte à la fois de sa pertinence et de ses effets pervers. Loin d’être une entreprise de désresponsabilisation, l’utopie correspond plutôt à une conscience nouvelle de la responsabilité et de la faute, qui oppose à une conception religieuse de la volonté mauvaise une conception de type socratique (l’erreur comme ignorance). Il est vrai que les utopies sociales modernes ont dominé les deux derniers siècles, en vertu d’une idée de la rationalité et de sa transgression suffisamment dégagée de sa gangue mythique. Mais les utopies qui s’écrivent actuellement échappent à ce travers et révèlent la source vive de toute utopie: l’espérance. Ce qui appelle le projet d’une anthropologie de l’espérance.
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