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Maîtresse d'esclaves, maîtresse des lieux ? Femmes et espace domestique dans le Sud esclavagiste américain, 1830-1865

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Marise Bachand

Résumé de la communication

C'est dans le cadre d'une histoire socio-culturelle du Sud esclavagiste américain du premier XIXe siècle que s'inscrit cette recherche. La Grande Maison, cœur de la plantation, est un espace hétérosocial à la fois public et privé, où évoluent hommes et femmes, Blancs et Noirs. Alors que l'industrialisation libérale du Nord-Est fait du foyer un espace féminin, la persistance du modèle oligarchique agraire dans le Sud-Est consolide la Grande Maison en tant qu'espace dominé par le maître, soit le planteur. Pourtant, c'est le même modèle victorien de féminité qui est célébré dans les deux sociétés. Dépossédé de l'essence de sa mission qui est de veiller sur l'espace domestique, qu'advient-il de « l'ange du foyer » sudiste ? Dans quel espace la maîtresse de la plantation s'épanouit-elle, considérant qu'elle est exclue, en tant que femme, de l'espace public ? Telles sont les principales interrogations au centre de cette recherche. L'historiographie intégrant la problématique de l'espace genré n'en est qu'à ses premiers balbutiements et le Sud esclavagiste américain a été à ce jour complètement ignoré. Au niveau méthodologique, le corpus de sources est composé de romans sudistes, de journaux intimes et de correspondances. L'essentiel de l'analyse se situe aux niveaux des représentations de l'espace, telles que perçues par les femmes et les hommes de l'élite sudiste.

Contexte

news icon Domaine de la communication :
Études féministes
host icon Hôte : Université de Montréal

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Thème du communication :

Études féministes

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