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Résumé de la communication
La chronique s’inscrit au fur et à mesure, sans chercher à ordonner les événements en fonction d’une intrigue ni à présumer de l’importance de ce qu’elle note. Relativement dévalué par rapport au roman, ce genre, bien distinct du billet journalistique, s’est trouvé réinvesti par des auteurs tels que Georges Perec, Annie Ernaux et François Bon. Chez eux, l’attention au présent est un pari visant, entre autres choses, à constituer une mémoire là où il n’y en avait pas. Mais cela est-il seulement possible ? Si la chronique vise, entre autres choses, à échapper au piège du mémorable et à rompre avec un héritage dominant, elle risque, à vouloir inscrire le tout-venant pour mémoire, de ne plus rien transmettre. Les chroniqueurs qui nous intéressent ne manquent pas de questionner leurs façons de « transcrire » le monde et de déployer des stratégies d’écriture afin de se maintenir au cœur de la tension entre oubli et mémoire qui les mobilise. Peut-être est-ce d’ailleurs à partir de ces questionnements, qui renouent avec une forme d’expérience, que leurs chroniques parviennent à transmettre une mémoire irréductible aux traces qu’elles alignent.
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