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Marqueur discursif comme : le cas des enfants bilingues en milieu scolaire francophone minoritaire

ET

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Egor Tsedryk

Résumé du colloque

Cette communication porte sur l’usage de comme dans le parler des enfants bilingues issus des familles exogames (un parent est francophone et l’autre anglophone). Les données présentées sont tirées d’un corpus recueilli auprès des élèves d’une école primaire francophone à Halifax (Conseil scolaire acadien provincial). Plus précisément, les élèves de la première/deuxième année (6-7 ans) sont comparés avec ceux de la cinquième/sixième année (11-12 ans). Dans le groupe des plus jeunes, comme est employé surtout pour remplir le discours en cas d’hésitation ou de lacunes lexicales (ex. : des fois on fait ... comme fait ...). Si on y ajoute les emplois figés (c’est comme), on obtient environ 44% de tous les emplois attestés dans ce groupe d’âge. Les cas de grammaticalisation (comme adjoint à un syntagme — SN, SV, SP, SC) ont une plus faible proportion, 35%. De l’autre côté, dans le groupe plus âgé, ces emplois représentent 63%, tandis que les cas d’hésitation et les emplois figés se réduisent à 22%. Autrement dit, on observe que comme « pénètre » de plus en plus dans la grammaire des enfants. Cette étude nous amène à l’hypothèse que ce marqueur se grammaticalise chez les enfants bilingues dans le milieu francophone minoritaire. Il reste à voir s’il s’agit d’un processus isolé, qui ne concerne que comme, ou d’un processus de fossilisation plus global.

Contexte

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host icon Hôte : Université de Montréal

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