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Mécanismes de l’inflammation de type allergique des voies aériennes

JG

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J. G. Martin

Résumé du colloque

La bronchoconstriction de type allergique consécutive à l’inhalation de l’allergène par le sujet sensibilisé provient majoritairement de l’activation des mastocytes via la liaison de l’allergène aux immunoglobulines de type E (IgE) présentes à la surface de ces cellules. Cette réponse immédiate à l’allergène est souvent suivie, quelques heures après, d’une deuxième période de bronchoconstriction (réponse semi-retardée; RSR). Cependant, de récents travaux montrent que certains facteurs solubles, tels que les interleukines (IL), libérées par les lymphocytes T activés seraient aussi impliquées dans la réponse allergique des voies aériennes. L’IL-4, l’IL-5 et l’IL-13 jouent un rôle important dans la régulation de la réponse allergique puisqu’elles promouvaient la formation des IgE par les lymphocytes B et participent au recrutement des éosinophiles dans les voies aériennes. La présentation de l’antigène aux lymphocytes T CD4+ par les cellules présentatrices de l’antigène pourrait être une étape suffisante pour induire une RSR de manière indépendante à l’activation préalable des mastocytes par l’allergène. Cette hypothèse a été étudiée expérimentalement par le transfert de lymphocytes T CD4+, provenant d’un animal sensibilisé à l’allergène, à un animal témoin. L’animal receveur, après exposition à l’allergène, a présenté une RSR et une infiltration d’éosinophiles dans les voies aériennes de manière similaire aux réponses observées chez l’animal activement sensibilisé. Ces résultats démontrent que les lymphocytes T jouent un rôle important dans le développement de la RSR et de l’inflammation de type allergique des voies aériennes.

Contexte

manager icon Responsables :
J. Milic-Emili
host icon Hôte : Université McGill

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