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Mécanismes de neutralisation et de protection par des anticorps contre l'encéphalite coronavirale murine

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Yannic Salvas

Résumé du colloque

L'infection coronavirale chez la souris est un excellent modèle pour l'étude de maladies neurologiques induites par des virus. Cette infection induit diverses réponses immunitaires, dont la production d'anticorps. Ces anticorps sont de différents isotypes et reconnaissent diverses protéines structurelles, la protéine de surface (S) étant une cible privilégiée. Les mécanismes d'action des anticorps neutralisants anti-S ne sont pas encore bien caractérisés et il est souvent présumé qu'ils inhibent l'attachement des virions aux récepteurs cellulaires. Nous avons utilisé une banque de onze anticorps monoclonaux (AcMo) anti-S pour étudier les mécanismes de neutralisation in vitro et de protection in vivo contre l'encéphalite coronavirale. Aucun de ces anticorps ne causait l'agrégation des particules virales peu importe la concentration utilisée. Par contre, trois de ces anticorps étaient toujours capables de neutraliser l'infection même si les virions étaient préalablement attachés aux récepteurs cellulaires. Nos travaux en cours visent à déterminer si le mécanisme de neutralisation des ces trois AcMo est ultérieur à la pénétration du virion dans la cellule. Afin de caractériser les capacités protectrices des anticorps chez l'animal, des transferts passifs ont été effectués, suivis d'une épreuve virale. Des onze anticorps, seulement six protégeaient les souris BALB/c contre l'infection coronavirale. Cependant les fragments F(ab)'2 d'un seul de ces anticorps étaient protecteurs suite à des injections multiples. Ces travaux suggèrent que les mécanismes de neutralisation des anticorps anti-S sont variables. La caractérisation des mécanismes de neutralisation ouvre des perspectives sur la compréhension des réactions du système immunitaire face aux maladies neurologiques induites par des virus neurotropes.

Contexte

host icon Hôte : Université McGill

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