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Mémoire et originalité dans le nationalisme salvadorien

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Steven Palmer

Résumé du colloque

En 1929, au seuil de la grande crise mondiale et d'une lecture locale, Alberto Masferrer encourageait les intellectuels salvadoriens à mettre fin à leur pratique d'adoption et d'imitation d'éléments provenant de cultures étrangères. Selon Masferrer, il fallait plutôt travailler à l'invention d'une culture nationale véritable, authentique. "S'ils ne se mettaient pas à l'ouvrage, insistait-il, la culture de l'U Salvador allait demeurer une imitation sans âme et sans sens, à l'instar de l'œuvre première. La culture salvadorienne serait vouée au fonctionnement et à la manipulation de parties culturelles plus vives et plus puissantes. En soi, le projet de Masferrer n'avait rien d'original : plusieurs intellectuels latino-américains le partageaient. Toutefois, de façon inusitée, les intellectuels salvadoriens semblaient incapables d'accoucher d'une mémoire nationale originale, attirante. Certaines théories du nationalisme ont clairement montré le rôle du recyclage d'artefacts culturels étrangers ou non-contemporaine, tout comme celui de l'oubli délibéré, dans le travail d'invention des origines mêmes par les communautés politiques. Cette communication se penche sur le fait que la mémoire historique salvadorienne n'a pu s'établir sur l'oubli des "fratricides réconfortants" (B. Anderson) qui ont marqué l'histoire de ce pays.

Contexte

host icon Hôte : Université du Québec à Montréal

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