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Mères, Ritalin, enfants roi

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Marc-Yves Leclerc

Résumé du colloque

C'est par ce biais, indirect, que nous avons choisi d'aborder la souffrance psychique des femmes dans le cadre des enjeux et limites des réponses psychopharmacologiques. Nous ne pouvons oublier en effet ce constat génétique selon lequel c'est naître au masculin qui constitue le plus grand risque. Ce sont les garçons et les hommes qui statistiquement présentent le plus grand nombre de troubles héréditaires somatiques et psychiatriques. Ceci posé, il est clair que dans le champ de la psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent, ce sont les mères en premier qui portent le poids de la crise. En effet ce sont elles qui consultent accompagnées de leurs enfants. Les pères sont au second plan. Ce constat est classique. Nous prendrons deux exemples de crise : 1) Celui des enfants porteurs de troubles déficitaires de l'attention avec hyperactivité où souvent les parents, c'est-à-dire les mères, sont interpellés par les centres de la petite enfance, les garderies puis les écoles... Et ici la réponse codée sociétale est clivée : « Pas question de lui donner du Ritalin! » ou : « Votre enfant ne reviendra en classe que s'il prend du Ritalin ! ». L'enjeu des psychotropes sera ici illustré et éclairé. 2) Celui des enfants roi. Ici l'enjeu est social : quel modèle d'adulte projetons-nous dans l'occident roi dont le reflet en miroir nous revient sous forme d'enfance reine ? Cet enjeu est aussi familial et conjugal. Dans ces deux exemples la question de la science et de la tradition sera posée et tissée à celle du féminin et du masculin.

Contexte

host icon Hôte : Université du Québec à Chicoutimi

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