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Mesurer la biphobie intériorisée : implications pour le bien-être des individus bisexuels

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Nathan Smith

Résumé de la communication

La recherche sur les individus bisexuels est limitée, plusieurs travaux regroupant les personnes bisexuelles avec les gais et les lesbiennes. Or, celles-ci vivent des expériences et font face à des défis qui leur sont propres. Par exemple, leur identité sexuelle est souvent invisible en société. Aussi, les individus bisexuels vivent avec une double stigmatisation, de la part des communautés gaies et lesbiennes comme hétérosexuelles, parce que leur orientation sexuelle menace la dichotomie homosexualité – hétérosexualité. En conséquence, ils sont susceptibles d’intérioriser les croyances et sentiments négatifs véhiculés à leur égard. Comme l’homophobie intériorisée, la biphobie intériorisée fait référence à une peur, une haine ou une intolérance à l’égard de soi à cause d’une orientation bisexuelle. Bien que plusieurs échelles aient été développées afin de mesurer l’homophobie intériorisée, il n’existe à ce jour aucune échelle psychométrique validée pour mesurer la biphobie intériorisée. Cette communication traite de l’élaboration et de la validation d’une échelle pour mesurer la biphobie intériorisée. Utilisant des analyses factorielles à la fois exploratoire et confirmatoire, nous avons identifié trois facteurs de biphobie intériorisée : honte, identité invalide et peur du rejet. En plus de présenter les propriétés psychométriques de la nouvelle échelle, nous discuterons des implications de la biphobie intériorisée pour la santé et le bien-être des individus bisexuels.

Résumé du colloque

Le colloque sera l’occasion de faire le point sur les travaux menés depuis cinq années par des chercheurs membres et associés de l’équipe Sexualités et genres, vulnérabilité et résilience, de faire connaître ses publications, et de consolider les liens entre les chercheurs, anciens et nouveaux, de cette équipe en renouvellement.

Contexte

host icon Hôte : Université de Montréal

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