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Métaphore et inférence : Espaces mentaux restreints et sémantique

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Julie Maldonado

Résumé du colloque

Nos travaux ont objectif de mettre en évidence les avantages et les limites de l'utilisation de métaphores pour l'acquisition de connaissances nouvelles chez l'enfant dès l'âge de 4 ans. Nous étudions plus particulièrement la compréhension de métaphores nominales qui semble avoir un statut particulier chez l'enfant. Les connaissances (propriétés attribuables, représentations fortement associées à l'élément métaphorique) activées préférentiellement changent considérablement au cours du développement. Dès 4 ans, l'enfant arrive à extraire un sens possible de la métaphore nominale. Ces interprétations relèvent bien du processus de compréhension des métaphores (il y a bien attribution d'une propriété de l'élément métaphorique à l'objet de la métaphore) mais elles se caractérisent par une grande variabilité inter et intra-individuelle pour une même expression. Il est néanmoins possible de montrer des régularités au niveau de la nature des propriétés préférentiellement attribuées en fonction de l'âge. De plus, les interprétations obtenues deviennent de plus en plus conventionnelles dès 6-7 ans. Ces changements d'activation au niveau cognitif sont mis en rapport avec l'organisation dynamique des connaissances en mémoire. Nous discuterons des résultats obtenus en faisant référence à la logique ordinaire. Nous verrons également quelles sont les hypothèses qu’il est possible de faire concernant le statut de la vérité (vérité absolue/relative) dans la compréhension de métaphores. Enfin, nous développerons les implications des conclusions obtenues sur l'efficacité communicative des métaphores en fonction de l'identité respective du locuteur et de l'interlocuteur de la métaphore.

Contexte

host icon Hôte : Université du Québec à Montréal

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