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Métissage théorique : éclatements postmodernistes ou interfaces complexes. Malheurs et misères du postmodernisme

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Andrew Quinn

Résumé du colloque

L’espace contemporain est le lieu d’un bien étrange phénomène. En effet, on y rencontre une grande pénétration dans le domaine des sciences humaines de modèles et d’outils issus des sciences dites dures assurant une validité sans précédent aux sciences de l’humain, et en même temps, un désinvestissement par les sciences humaines elles-mêmes, la philosophie et la sémiotique de ce progrès pourtant en parfait accord avec la tradition rationaliste et scientifique issue de penseurs de l’envergure de Leibniz, Kant, Husserl, et Peirce. En fait, les méandres dans lesquels nous plonge la vague postmoderniste, ressoudant par exemple avec le nihilisme nietzschéen, le négativisme de l’École de Francfort, la dérision derridienne - tout autant que le matérialisme bête et réducteur -, dichotomisent encore aujourd’hui le rapport nature/culture d’une manière telle, qu’il devient impossible de penser adéquatement l’articulation naturelle des phénomènes culturels. Cela est dû en partie au culte de la "différence", à sa réification, voire à des engagements ontologiques fallacieux; bref, à l’interdit de penser. En effet, "l’obsession de la différence domine tout" (Horton); ainsi, on ne peut voir la pensée issue de la tradition rationaliste que comme totalement "autre", et toute pensée différente doit y perdre sa différence à toujours devoir être autre, ce qui bloque le pont entre les sciences, la philosophie, les sciences humaines et la sémiotique qui pourrait bien être ce pont.

Contexte

news icon Thème du colloque :
Théories et objets métissés
host icon Hôte : Université de Montréal

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Titre du colloque :

Théories et objets métissés

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