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Migration de la tordeuse du cerisier, Cacoecia cerasivorana Fitch

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Georges Maheux

Résumé du colloque

La fréquence et l'amplitude des migrations des insectes défoliateurs sont fonction de deux facteurs principaux: température et nourriture. Pendant la belle saison ce dernier facteur exerce une influence prépondérante. Une espèce donnée sera nomade ou sédentaire selon qu'elle sera polyphage ou monophage. Strictement monophage, sédentaire sur Prunus pennsylvanicus, la tordeuse n'émigre qu'après épuisement total de sa réserve alimentaire. Les migrations observées sont donc très rares. Celle que rapporte l'auteur s'est produite en 1940 à Sainte-Anne-de-la-Pocatière. Les chenilles migratrices à travers champs et jardins n'ont attaqué aucune plante fourragère, aucune mauvaise herbe, aucun légume (sauf le chou et encore partiellement). Dans ces conditions la migration est fatale; elle amène l'épuisement rapide, l'arrêt de croissance et enfin la mort. C’est l’anéantissement complet de légions de chenilles. La pullulation d’un monophage, amenant l’épuisement des sources de nourriture, constitue donc le plus puissant facteur limitatif de son potentiel biotique.

Contexte

host icon Hôte : Université Laval

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