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Minéralisations uranifères et fusion crustale : l'exemple de Mont Laurier (Québec, Canada)

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Michel Cuney

Résumé du colloque

Des gisements d'uranium se rencontrent à toutes les étapes du cycle géologique, depuis les conditions les plus superficielles avec ceux de type calcrètes (Yeleerie, Australie), jusqu'aux plus profondes avec les pyroxénites à uranothorianite de Madagascar (800 °C, 5 kbar). Les minéralisations uranifères en domaine anatectique font partie de celles générées dans les conditions les plus extrêmes. Le gisement de Rössing (Namibie) représente l'accumulation d'U la plus importante de ce type dans le monde (>150 000 t U @ 300-350 ppm U). Les pegmatoïdes uranifères et thorifères de Mont Laurier (Québec) sont les produits de la fusion partielle à 750 °C et 7 kbar de méta-arkoses riches en U et/ou Th, faiblement extraits de leur zone source. Dans les secteurs riches en U, la faible puissance des bancs arkosiques propices à la fusion et leur intercalation avec des sédiments carbonatés riches en matière organique ont limité leur taux de fusion et n'ont donc pas permis leur extraction, puis leur accumulation, pour donner naissance à des amas minéralisés tels que celui de Rössing. Les conditions réductrices imposées par la matière organique ont inhibé le partage de l'U dans la phase fluide lors de la cristallisation des mobilisats anatectiques et explique donc la genèse des pegmatoïdes riches en U. Les pegmatoïdes riches en Th, représentent par contre des résidus de la fusion partielle à un taux élevé de méta-arkoses (« restites claires ») riches en monazite dont la puissance initiale était probablement plus importante. Ces pegmatoïdes sont recoupés par des petits massifs granitiques non déformés et les pegmatites qui leur sont associées.

Contexte

manager icon Responsables :
Venetia Bodycomb
host icon Hôte : Université du Québec à Montréal

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