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Résumé du colloque
Dans la longue durée, l'on peut distinguer trois phases dans le côtoiement des communautés linguistiques sur le territoire de l'actuelle Belgique. Si ces phases se traduisent grossièrement par le déplacement d'une "frontière linguistique", celle-ci n'a jamais été parfaitement étanche. Certes, dans la longue durée toujours, les minorités germaniques ou romanes ont eu tendance à s'assimiler de part et d'autre de la ligne de séparation des aires linguistiques. Toutefois, certaines minorités ont pu survivre aux flux et reflux pendant des périodes de durée variable. À la lumière des crises émaillant l'évolution de l'État belge vers un État fédéral, soit depuis 1945 environ, il est pertinent d'analyser le contexte dans lequel les choix juridiques et politiques de territorialité, de parité linguistique ont été priviliégiés. La formalisation et la fixation de la frontière linguistique illustrent aussi ces options par la création d'une région bilingue et des communes à facilité, tant pour les minorités francophones en région flamande et germanophone, pour les minorités néerlandophones en région wallonne, pour les minorités germanophones en région wallonne. Cette fossilisation de la réalité linguistique de la Belgique, à partir de la situation démographique de 1947, montre à dessein l'enjeu politique de la langue pour les francophones de Bruxelles et de sa périphérie et l'effet de bombe à retardement de pratiques en porte-à-faux avec le quotidien des personnes.
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