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Mise en deuil, les rejetons attendront

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Mathilde Branthomme

Résumé du colloque

« Dorénavant, vous lirez toujours crayon en main ». Mot de l’institution, ordre. Ce n’est pas le texte qui doit vous en imposer, c’est vous qui devez en imposer au texte. Saisissez- le et faites-le vôtre. On s’amuse avec le jeu du texte, on joue le texte, on le décortique, on le découpe, en petits morceaux, on recolle ensuite, sagement, on montre tous les sous et sub-textes, prétextes, intertextes, péritextes, paratextes, hypertextes, contextes, architextes. Mais n’y a-t-il pas des textes qui échappent au surligneur? N’existe-t-il pas des textes qui ne nous permettent plus une attaque frontale, mais qui demandent qu’on les rumine longtemps, qu’on les digère si on le peut. Des textes qui imposent un temps de deuil à leur lecteur. Des textes qui nous hantent et face auxquels on reste muets. Comme si ces textes posaient un interdit de parler sur, interdit de critique, interdit de volubilité pour cause de souffrance et de douleur. Interdiction de commenter. On bafouille et on balbutie, on ne sait plus quoi dire. J’aimerais, en balbutiant et dans la contradiction, passer par un texte avorté, un texte aspiré, coup de poing, ''Judas'' de Tassia Trifiatis. Un texte qui ne nous apprend peut-être rien, qui ne nous apporte aucun savoir, mais qui touche aux corps, à la chair, au sang. Un texte irrécupérable (?) pour un temps. Un texte qui hurle en imposant le silence.

Contexte

manager icon Responsables :
Alejandro Zamora
host icon Hôte : Université d’Ottawa

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