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Modalités du complémenteur dans le français d'Ottawa-Hull

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William Kemp

Résumé du colloque

La seule préposition à avoir clairement atteint le statut de complémenteur est en position pré-infinitivale (Kayne 1981, Houot 1981, Vinet 1981, 1983). Ici, nous voudrions souligner l'existence dans la langue parlée d'une autre caractéristique qui le rapproche du complémenteur que. Comme lui, de aussi peut s'effacer. À partir de données d'un corpus de 1,1 million, nous montrons que l'effacement du complémenteur de (1) est favorisé par les mêmes contraintes phonologiques et syntaxiques élevées, que celui du que (cf. Sankoff 1973, Martineau 1985). Ensuite, nous montrons que dans les phrases infinitives, la tendance opposée, celle de produire le complémenteur de dans plusieurs contextes où il est absent dans le français standard (il aime mieux, avoir beau, espérer, penser, supposer, censé, oser) exprime la même chose. Mais là il peut devenir presque impossible de décider si l'absence du de (2) relève d'un processus stylistique de la langue parlée ou de règles du français formel. Cette question nous amène à discuter des problèmes complexes que posent touchant les relations existant entre le lexique, les règles de sous-catégorisation et de style. (1) Il a manqué Ø mourir. (2) J'ai pensé Ø partir.

Contexte

Section :
Linguistique
news icon Thème du colloque :
Linguistique
host icon Hôte : Université d’Ottawa

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Titre du colloque :

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