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Modernité artistique dans l'espace public québécois sous Maurice Duplessis : des œuvres murales publiques non commémoratives

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Danielle Doucet

Résumé du colloque

Des oeuvres murales publiques non commémoratives émergent au Québec entre 1950 et 1962 à la faveur de la modernisation de la société et de son architecture. En collaboration avec des architectes modernes, des artistes réalisent alors des oeuvres murales modernes, et ce avant toute législation québécoise en matière d'art public et au moment où Maurice Duplessis gouverne encore. De sorte qu'au tournant des années soixante, l'esthétique moderne a déjà envahi l'espace public québécois. L'histoire de l'art actuelle soutient que la reconnaissance du modernisme en art dans l'espace public québécois survient au début des années soixante, alors que l'étude que j'ai effectuée dans le cadre d'un mémoire de maîtrise révèle que dès la fin des années cinquante, soit sous l'ère duplessiste, des oeuvres murales non commémoratives, ou modernistes, sont intégrées à des immeubles de tous les secteurs d'activité socio-économique, tant privé que public. Ces murales sont définies comme étant des oeuvres de grandes dimensions, de catégories artistiques et de matériaux divers, commandées par le secteur privé ou public, situées dans des lieux publics intérieurs ou extérieurs et conçues en fonction de ceux-ci. Une recherche documentaire et des entretiens ont permis de constituer un corpus inédit de plus de cent vingt oeuvres murales exécutées par une vingtaine d'artistes. Parmi eux, Mario Merola et Maurice Savoie font l'objet d'une étude de cas. L'analyse de la genèse de la production d'une murale exemplaire de chacun met en lumière deux figures d'artistes non conventionnelles : l'« artiste entrepreneur » et l'« artiste designer ».

Contexte

manager icon Responsables :
Michael Schreier
host icon Hôte : Université d’Ottawa

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