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Montréal-Bruxelles : mémoire(s) intermédiatique(s) d’un flâneur

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Richard Bégin

Résumé du colloque

Le carnet de voyage ne date pas d’hier. De manière générale, il se compose d’images photographiques, de dessins, de pensées, d’objets et de légendes personnelles. Le carnet, ou le journal, que le lecteur parcourt du regard offre trop souvent un trajet linéaire, chronologique et diachronique d’une expérience, elle, achronique et désinvolte (en voyage, ne sommes nous pas « hors de nous » et « hors du temps » ?). En somme, le carnet classique tente moins de rendre compte de l’expérience que de présenter une topographie de celle-ci. L’hypertextualité est peut-être la forme d’écriture qui offre l’avantage et l’opportunité de retracer une part de cette expérience. En effet, ce procédé permet de parcourir les textes et les images selon une filiation discursive autre que l’habituel enchaînement successif. Nous parlerions plutôt ici d’une simultanéité inter-discursive. En d’autres termes, l’image et le texte, du moment qu’ils s’ouvrent effectivement à plus d’un parcours, « contiennent » le voyage plus qu’ils contribuent à en relater la progression diachronique. Ainsi, les signes deviennent des événements; soit des signes-éventuels et dialectiques oeuvrant à eux seuls l’image et le texte. Le parcours, ou la navigation, s’avère alors achronique et désinvolte et permet du coup toutes les digressions et dispersions qui sont le propre du voyage. Peut-on voir dans cet usage des NTIC la réalisation effective d’un temps mnésique et achronique similaire à celui du flâneur ? Peut-on considérer l’hypertextualité comme un potentiel d’écriture de l’expérience d’une « mémoire involontaire » ? Cette communication tente de cerner la place qu’occupe la mémoire du flâneur dans le carnet de voyage intermédiatique et hypertextuel. Il s’agit de réfléchir à la réalisation d’un journal moins chronologique que mnésique d’un séjour effectué par l’auteur à Bruxelles à l’été 2001.

Contexte

host icon Hôte : Université Laval

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