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Résumé du colloque
On a beaucoup parlé dernièrement de la mise en fiction de la ville de Montréal dans la littérature québécoise. Espace de conflit et de contradictions, la ville devient un microcosme du territoire québécois où se jouent et s'amplifient les enjeux socioculturels qui dépassent les simples frontières urbaines. Dans le premier roman de Gabrielle Roy, la ville de Montréal est omniprésente. Les personnages l'habitent, la traversent, veulent la conquérir; en revanche, la laideur, la pauvreté du quartier Saint-Henri les contraignent et même structurent leurs destins. Pour plusieurs, la représentation de l'espace urbain chez Roy souligne l'aliénation de l'homme moderne face à l'inhumanité du monde industriel, dont la ville est la plus vive incarnation. Or, Bonheur d'occasion apparaît au moment où la ville commence à remplacer le terroir comme cadre spatial privilégié par l'imaginaire québécois (Lemelin). En d'autres mots, le paradigme national s'urbanise. Il s'agira, dans la présente communication, d'examiner le Montréal de ce roman en tant que figure d'un Québec imaginé spécifiquement royien. À travers une étude de la construction textuelle de l'espace géographique sera évoquée la possibilité de voir, derrière la fresque sociale urbaine, le portrait d'une collectivité en transition. Qu'est-ce que l'auteure semble nous dire sur l'avenir de la société québécoise? Dans quelle mesure peut-on guetter dans ce texte les traces d'un discours national au féminin?
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