pen icon Colloque
quote

Néo-républicanisme et libéralisme dans la querelle entre Anciens et les Modernes - Perspectives philosophique et politique

DA

Membre a labase

Dave Anctil

Résumé du colloque

La théorie des droits individuels universels et du libre marché se présente depuis le 18e siècle comme l'essence de l'idée de progrès. Aujourd'hui, dans ce qu'il est convenu d'appeler le phénomène de la « mondialisation » - une globalisation des valeurs et des normes libérales de l'Occident par l'économie et les médias -, la prétention du libéralisme est de faire consensus universellement. Pourtant, entre les régimes monarchiques et les démocraties libérales, il y a eu les Révolutions américaine et française, mues par un puissant courant de pensée politique : le républicanisme. Que reste-t-il des principes républicains dans l'omniprésente théorie libérale ? Avec Benjamin Constant et, plus près de nous, avec Isaiah Berlin, c'est l'opposition entre la « liberté des Anciens » et la « liberté des Modernes » (liberté positive/négative), qui condamne à l'archaïsme toute conception républicaine de la citoyenneté. Aux principes de souveraineté populaire, d'égalité et de liberté républicaine, les libéraux font la promotion de l'individualisme moral, des droits naturels et de la liberté négative. Ce libéralisme domine aujourd'hui le cadre éthique et politique des institutions et des discours normatifs. La théorie néo-républicaine du politique se veut ainsi une troisième voie qui propose une réactualisation des principes républicains, une volonté de dépasser le cadre restreint et problématique du libéralisme tout en omettant de réactiver un anachronique retour aux Anciens. C'est cette possibilité que nous tenterons d'évaluer à la lumière des débats contemporains de philosophie politique.

Contexte

manager icon Responsables :
Stéphane Courtois
host icon Hôte : Université Laval

Découvrez d'autres communications scientifiques

Autres communications du même congressiste :