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Notes bioclimatiques sur la plaine de Montréal

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Pierre Dansereau

Résumé du colloque

La plaine de Montréal, pour les fins de la présente étude, comprend les terres au-dessous de 500 pieds d'altitude, depuis le lac St-François jusqu'au lac St-Pierre inclusivement. Le climat dominant dans cette région est le climat tempéré froid (Dfb de Köppen), caractérisé par une moyenne annuelle de température de 38 à 43° F. et une précipitation annuelle comprise entre 27 et 43 pouces. La durée de la période sans gelée est de 110 à 150 jours. Les données de température de vingt-deux stations météorologiques de la plaine sont étudiées et une classification des climats locaux est présentée comme suit : a) le type chaud, à maximum moyen du mois le plus chaud supérieur à 70° F. et à minimum moyen du mois le plus froid supérieur à 10° F. ; b) le type tempéré, à maximum moyen du mois le plus chaud inférieur à 70° F. et à minimum moyen du mois le plus froid supérieur à 10° F. ; c) le type froid, à maximum moyen du mois le plus chaud inférieur à 70° F. et à minimum moyen du mois le plus froid inférieur à 10° F. Quant aux précipitations, si nous considérons d'abord leur abondance totale, la plaine est divisée en trois zones principales, concentriques par rapport à l'axe du St-Laurent : a) la première zone (moins de 35 pouces par an) comprend l'île de Montréal, St-Lin, Joliette, St-Bruno, Hemmingford ; b) la seconde zone (entre 35 et 40 pouces par an) comprend Farnham, Rougemont, Sorel, l'Assomption, Berthierville ; c) la troisième zone (plus de 40 pouces par an) comprend Montebello, St-Jérôme, Trois-Rivières, Nicolet, Hemming-Falls, Drummondville, St-Hyacinthe. Les principaux courants éoliens et les masses orographiques sont responsables de cette distribution inégale des températures et des précipitations. Les différences climatiques locales, ajoutées aux influences édaphiques, tracent nettement les frontières de quelques associations végétales comme, par exemple, les quasi-climax régionaux. L'Aceretum sacchrophori caryosum atteint sa limite est à l'archipel d'Hochelaga ; l'Aceretum sacchrophori nigroides, dont l'aire est assez disjointe, apparaît à St-Lin et dans la région du lac Champlain ; l'Aceretum sacchrophori quercosum s'étend un peu plus vers le nord et vers l'est, mais semble limité par l'axe de la vallée du Richelieu, puisqu'il atteint ses bornes au mont Johnson et à Rawdon ; l'Aceretum sacchrophori ulmosum ne dépasse guère non plus cette barrière. Ces types de forêt, limités ici à la plaine de Montréal, sont abondamment représentés plus au sud et plus à l'ouest. D'autre part, l'Aceretum sacchrophori laurentianum et surtout les Aceretum sacchrophori tsugosum et betulosum débordent largement sur le bouclier laurentien et sur les Cantons de l'Est.

Contexte

Section :
Biogéographie
news icon Thème du colloque :
Biogéographie
host icon Hôte : Université de Montréal

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Titre du colloque :

Biogéographie

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