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Résumé du colloque
Des formes d'éjection d'origine périglaciaire (chaos, monticules, pyramides, pinacles et monolithes), les unes actives, les autres anciennes, ont été observées au sommet du massif de Manicouagan, dans le Bouclier laurentidien, à une soixantaine de km au SE de Gagnon (67° 17'30" O, 51° 45' N). On les trouve sur des sommets dénudés et ventés, à une altitude comprise entre 950 et 1025 m. La température moyenne annuelle de l'air à Gagnon est de ~2,5°C, mais elle est probablement de ~4° à ~5° au sommet du massif. La limite altitudinale des arbres est voisine de 650 m. D'après Bron (1979), les sommets au-dessus de cette altitude, dans ce secteur du Québec, sont tous susceptibles de contenir du pergélisol. Les formes d'éjection ont en général de 175 à 250 cm de haut par plusieurs cm de côté ou de diamètre. Ils sont dans des gabbros et anorthosites. Ils résultent de pressions gélistatiques et de gélifraction. Comme les formes d'éjection en substrat rocheux connues dans le monde sont toutes d'origine périglacière et le plus souvent à pergélisol continu, on est porté à croire qu'il existe un pergélisol au sommet du massif de Manicouagan. En corollaire, les formes d'éjection périglaciaires au droit du substrat rocheux constituent un indicateur valable de l'existence de pergélisol.
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