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Résumé du colloque
La musique populaire cubaine, à travers ses différents genres (santería, rumba, música campesina, danzón et charanga, conga, trova, "salsa" cubana), possède de fortes caractéristiques : la clave : un motif implicite ou sous-jacent de syncopation sur deux mesures (et non une seule mesure comme dans la majorité des musiques latino-américaines et caribéennes) ; la non-accentuation du premier temps par la basse (anticipation) et les percussions (anticipation ou effacement) - excepté dans la conga et une partie de la santería. Cela se retrouve dans quelques autres genres comme le bullerengue et le vallenato colombiens ou la música llanera, mais distingue nettement la musique cubaine de la plupart des musiques andines, caribéennes ou africaines. La "navigation" autour du temps, de la part des chanteurs mais aussi des instruments solistes, est comparable à celle de certaines musiques brésiliennes (bossa nova, souvent la samba), et aussi au bambuco ou au pasillo colombiens. La polyrythmie, combinant le codifié et une créativité impressionnante, notamment dans la (vraie) rumba. Le montuno de tres ou de piano. L'identité des genres traditionnels a été préservée par un effet conjugué de l'isolement politique et économique du pays et du purisme (au sens positif) des musiciens. On constate ces années-ci une diffusion énergique de ces musiques - en disque, dans les festivals et sur les ondes, notamment : les musiques traditionnelles : son, et à un moindre degré charanga, rumba ; la "salsa" cubaine : la timba de NG La Banda ou La Charanga Habanera, et le songo de Los Van Van ; le latin jazz cubain ou jazz cubano, comme Irakere et Hilario Durán. Le public non hispanique est assez peu au fait de la nature et de l'originalité de ces musiques. En fait, elles sont prises indistinctement comme "musique tropicale", mélangées à de la musique brésilienne (en jazz) ou à des merengués, des rancheras mexicaines, ou de la salsa de Miami fleurant la boîte à rythme, les cuivres échantillonnés et la formule. Les immigrés sud-américains ("los latinos") non-cubains, y compris parmi eux les musiciens et les disc-jockeys, semblent ignorer, et ne pas vouloir clarifier, cette spécificité. On peut donc suggérer la nécessité d'une initiation de l'écoute et du corps dansant, faute de quoi la réception risque fort de rester empreinte de malentendu : "cruzada".
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