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Résumé du colloque
L'histoire de la mélancolie a depuis longtemps entraîné avec elle une définition des cultures et des civilisations. Comment lier un trait de la mélancolie au cinéma avec le reste qui se nomme un groupe, une nation, un spectateur? Les études féministes en théorie du cinéma ont participé à une meilleure connaissance du signifiant cinématographique et du statut de spectatrice. Les premiers écrits, ceux des pionnières britanniques notamment, montrent comment tout récit narratif classique (Sternberg, Cukor, Hawks, Walsh) nie une identité à la femme, pose sa négation comme sujet et repose sur un système où l'opposition n'est pas masculin/féminin mais masculin/non-masculin. S'appuyant sur des films faisant appel à toute une chaîne de négation et d'exclusion, Laura Mulvey conclut du voyeurisme cinématographique et de la nature du regard que le spectateur est exclusivement masculin, les femmes devenant le «lieu d'une impossibilité». Les textes féministes ont petit à petit circonscrit la notion de spectature, une posture identificatoire du sujet spectateur. À l'opposé de Mulvey, le spectateur n'y est plus défini comme invariablement masculin. Les études abordent la question de la différence sexuelle et glissent peu à peu vers une ambivalence des pôles identificatoires du spectateur. Dans le cadre de cette communication, notre objectif est de mieux saisir le sujet spectateur et la notion de spectature à la lumière des théories de genre et du travail de la mélancolie.
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