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Résumé du colloque
Le XVIIe siècle n'a pas toujours été fort sensible à ce qui le séparait de l'Antiquité — Auguste et Alexandre revivaient en Louis, la translatio imperii les campait dans l'éternité; et les maximes désabusées de l'Ecclésiaste imprégnaient la conscience historique : « Les hommes qui vivront dans les siècles à venir […] auront les mêmes vues, les mêmes intérêts, les mêmes passions; donc ils agiront de même » (Marc-Antoine de Foix, L'art de former l'esprit et le coeur d'un prince, 1688). Aussi l'essentiel avait-il paru, l'espace d'un règne, coïncider avec l'invariant; le changeant, avec l'accessoire. Lorsqu'il écrit ses Nouveaux Dialogues des morts, Fontenelle manifeste son scepticisme face au progrès par l'équilibre et la symétrie entre les deux termes du parallèle : morts anciens et morts modernes ont tour à tour le mot de la fin, en des conversations qui mettent en doute la perfectibilité de l'homme, de ses moeurs bien sûr, mais aussi de ses arts et de son savoir. Or il semble que le Siècle des Lumières, de Voltaire jusqu'à Condorcet, était voué par sa conscience historique avivée à modifier cet équilibre. Sur la foi de quelques exemples, que je propose d'approfondir, j'incline à croire que les dialogues des morts du XVIIIe siècle présentent une asymétrie révélatrice, comme si les différences ne s'annulaient plus mais laissaient un reste, au sens arithmétique du mot, où le temps de l'histoire puisait son dynamisme : décadence ou progrès.
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