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Patrimoine et modernité. Sauvegarde et développement du patrimoine urbain : Exemples dans les cas de Mons et de Québec, 1985-1995

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Marie-Claude Rocher

Résumé du colloque

Toutes les villes du monde doivent composer avec les traces des générations antérieures. Legs précieux ou héritage de négligence, ces traces font intégralement partie de l'espace urbain contemporain. Elles sont polymorphes et omniprésentes, et se présentent sous les formes d’espaces et d’architecture (patrimoine immobilier), d’objets (patrimoine mobilier) ou de traditions (patrimoine vivant). Or, malgré des efforts tant internationaux que locaux, le patrimoine urbain reste menacé de dégradation, voire de destruction. Quels sont les facteurs qui entraînent une telle fragilisation et, inversément, quels sont ceux qui en permettraient la sauvegarde et le développement? Dans l'état actuel de la recherche, il apparaît que la conservation du patrimoine urbain ne peut être assurée que dans la mesure où celui-ci contribue au développement de la communauté, que ce développement soit de nature économique, culturelle ou sociale. Pour cela, il faut une combinaison de deux facteurs, en complémentarité: une volonté collective, c.d. populaire, politique et/ou professionnelle, et un potentiel de rentabilité, d'ordre soit économique, culturel ou social. Sauf exception, il ne peut y avoir de gestion des traces du passé que s'il existe une volonté collective d'y investir les ressources. Pour survivre, donc, le patrimoine est avant tout tributaire de la volonté collective qui, à son tour, répond à la perception communautaire: on peut reconnaître l’utilité économique, fonctionnelle ou symbolique d’une trace, mais il importe surtout qu'on puisse l'intégrer logiquement dans la vie locale. En fait, dans les sociétés modernes, en raison de l'importance croissante du développement économique et de la mondialisation des marchés, la rentabilisation du patrimoine s'impose comme une tendance incontournable. S'introduit alors une nouvelle dimension dans la gestion du patrimoine, en considérant ce dernier non plus exclusivement comme un bien culturel, mais aussi comme un atout social, éventuellement comme un levier de développement –à condition qu'il soit sciemment intégré dans le projet collectif. Ainsi le patrimoine assure sa survie en devenant, lui-même, un facteur de développement.

Contexte

manager icon Responsables :
David Karel
host icon Hôte : Université Laval

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