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Résumé du colloque
Dans les études socratiques, depuis Hegel, ou Diderot, s'est établie une série de lieux communs sur le socratisme qui empêchent de lire philosophiquement ces dialogues. Ces lieux communs commandent presque toutes les enquêtes sur ces dialogues à une investigation historique sur le personnage de Socrate. Le premier lieu commun est que sa vie est son œuvre, que la vie philosophique se fait corps. Le second consiste à énoncer que l'aporie socratique est qu'un moment dans l'évolution de la pensée de Platon (Goldschmidt). Encore aujourd'hui (Vlastos, Monton), l'aporie de ces textes est généralement rapportée au caractère ironique ou théâtral de Socrate qui est souvent conçu comme l'unique instance unifiante de ces dialogues. Nous proposons de penser l'unité de ces dialogues à partir des définitions indéfinies de la philosophie dans le Lysias, qui nous semblent être le rôle d'aporie dans ces textes ainsi que dans l'œuvre de Platon. Par conséquent, nous proposons de lire ces dialogues comme des dialogues de l'amour, des procédés sophistiques de l'amour, qui permettent l'invention d'un dialogue. Cette invention devient dans la définition du corps, l'objet de la philosophie l'objet d'un nouvel angle de pensée inscrit dans le présent même d'une définition de l'amour. Cette nouvelle définition transforme la philosophie en métaphore de l'amour. Nous montrons en conséquence que la philosophie, en redéfinition de ces dialogues est l'événement d'une définition méthodologique de la philosophie en prise avec l'aporie socratique.
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