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Penser pour savoir

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Oscar Brenifier

Résumé du colloque

L’irruption de la philosophie comme enseignement possible dès les classes du primaire renvoie à une problématique plus générale : le rapport au savoir. Cette démarche s’inscrit en effet dans une critique de la vision traditionnelle du modèle transmissif, encore largement de rigueur à travers le monde. Nos élèves, tout comme nos concitoyens, ne doivent pas seulement savoir, mais entretenir un rapport de fond avec ce savoir, afin de lui donner sens. Et même avant cela, pourquoi un élève apprendrait-il s’il ne perçoit guère le besoin de ce savoir ? Pourquoi penser, si l’on ne perçoit pas de problème ? Mais cette attitude philosophique coûte tout autant au maître qu’à l’élève, car elle implique une prise de risque, une mise en abyme de soi et de sa propre pensée. Finalement, le savoir est rassurant. Bien entendu, la philosophie telle que nous l’entendons ici ne relève pas d’un enseignement historique et doctrinal : elle est une activité constitutive de l’être singulier et collectif. Sur le plan pédagogique, à toutes fins utiles, nous la définirons d’une part comme un travail sur les attitudes, d’autre part comme un travail sur les compétences. Les attitudes sont par exemple : l’étonnement, l’authenticité, l’ignorance, la sympathie, la confrontation..., autant de modalités de l’être qui conditionnent l’accès à la pensée. Les compétences sont : l’approfondissement (analyse, synthèse, argument...), la problématisation et la conceptualisation, qui structurent l’apport cognitif de la philosophie à la pédagogie, sa transversalité.

Contexte

host icon Hôte : Université du Québec à Chicoutimi

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