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Résumé du colloque
Si Platon, entre autres par le biais du "Phèdre" et de la "Lettre VII", semble «condamner» l'écriture, il n'en demeure pas moins qu'il a «saisi sa plume» et nous a livré, impérities incluses, sa merveilleuse expérience philosophique. Une question se pose donc d'emblée: pourquoi Platon a-t-il écrit après avoir lui-même averti ses contemporains des aléas de l'écriture? Éloquente question où les éléments de réponses tant philosophiques que littéraires apparaissent toujours déjà truqués par la mise en scène exceptionnelle que Platon effectue dans sa quête de la Vérité. En fait, la mise en garde contre la «parole écrite» (Phèdre, 276c) semble fondamentale, sinon constitutive de l'appréhension de la mise en texte de la dialectique platonicienne et de son interprétation. Ainsi, il s'agira ici de relever succinctement certains motifs littéraires en action dans le "Phèdre", afin de rendre compte de quelques liens logiques qu'entretiennent - à travers les mécanismes de représentation (dialectique et métaphysique) mis en place de le "Phèdre" - la théorie, le discours et l'écriture. À partir de cette étude, nous verrons bientôt que les «motifs» littéraires recensés, entendus sous leur double acception de «raisons» mais aussi de «thèmes», soutiennent l'étrange tension qui existe entre ce que Platon nomme l'"eidos" et l'"eidolon", tension qui s'inscrit donc à même le paradoxe de l'écriture.
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