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Résumé du colloque
La communauté des vivants sur la planète - la nature - est aujourd'hui l'objet d'une intense politisation. Pour plusieurs écologistes radicaux, elle devrait aussi en être reconnue le sujet, sujet de droit, et non contrat naturel. Certains objectent que cela représente un danger pour la démocratie, car rejetant l'humanisme moderne. Dans les deux cas, n'établit-on pas un lien entre droit entre philosophie et politique? Je voudrais clarifier ce débat en distinguant deux ordres de questions: 1) anthropocentrisme ou écocentrisme dans la conception de la nature; 2) pluralisme et monisme dans la conception du politique. Je soutiendrai que le risque provient, dit-on, d'une tentative d'appuyer le politique sur la nature, on ne l'écarte pas en affirmant que la démocratie dépend d'une conception de l'être humain: ici comme là la politique est subordonnée à un discours de vérité sur l'être. Le débat s'éclaire si on inverse l'ordre habituel des questions: la politisation de la nature devient alors une question politique et non métaphysique, qui ne préjuge pas de solutions a priori. Cette idée pourrait contribuer à la compréhension d'autres cas de politisation de communautés.
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