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Pragmatique de la réception de l'œuvre au cinéma et en architecture

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Charles Perraton

Résumé du colloque

Art de l'espace, l'architecture présente la forme de ses œuvres d'un seul coup. Avant d'avoir une meilleure expérience du lieu, je le vois, immobile, d'un seul coup. Au cinéma, la saisie de l'œuvre ne peut se faire avant que ne défilent les images. Si l'usager de l'architecture doit se déplacer dans l'espace, autour et à l'intérieur de l'œuvre, pour passer du tout aux parties et des parties au tout, le spectateur d'un film regarde et attend que se succèdent les images dans le temps avant d'inférer la forme générale. Il attend que les images passent pour s'en faire une idée générale. Quoique la mémoire contribue dans les deux cas au travail de lecteur et à l'élaboration du jugement esthétique, l'usager de l'architecture doit faire quelque chose pour voir et le spectateur au cinéma doit voir pour faire quelque chose. Tout comme l'architecture le fait dans son œuvre, le réalisateur nous invite par ailleurs à ressentir plutôt qu'à comprendre l'organisation des forces à l'œuvre dans l'espace et le temps de la représentation. Par le recours à des représentations hétérogènes du même lieu, l'enchaînement des images et des séquences ou l'insertion des lieux visent l'un et l'autre à mieux faire sentir les multiples forces à l'œuvre (dans un film et dans l'architecture) à l'intérieur de dispositifs différents, les deux formes d'expression se rejoignant dans le projet de favoriser chez le destinataire un travail configurateur de l'imaginaire.

Contexte

Section :
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host icon Hôte : Université de Sherbrooke

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