pen icon Colloque
quote

Profession écrivain ou Comment sortir du mythe romantique de l'écrivain?

RG

Membre a labase

Robert Giroux

Résumé du colloque

L'U.N.E.Q. aurait-elle avantage à ouvrir ses portes aux "écrivains" scientifiques? Il n'y a pas de doute que l'U.N.E.Q. est aujourd'hui, comme hier, monopolisée par des écrivains que l'on qualifie de "littéraires", une catégorie commode qui correspond à deux niveaux (ou lieux) de classification: par littéraire, on entend une pratique d'écriture qui serait celle de l'artiste, par opposition à celle du scientifique, et par la même occasion, cette pratique esthétique repose sur toute une tradition de classification textuelle propre à renforcer la pratique artistique elle-même. Ce clivage artiste-scientifique, écrivain/écrivant, littéraire/non-littéraire, sémiotisation/sémantisation du discours, etc., est-il satisfaisant d'y réfléchir dans les termes d'une professionnalisation des pratiques sociales de l'écriture? Conviendrait-il mieux de se pencher sur les produits textuels eux-mêmes, et voir s'ils obéissent ou transgressent les catégories qui servent à les étiqueter. Comment nommer Patience dans l'azur par exemple? Dans la foulée de ma recherche sur la dislocation des genres littéraires au Québec, le statut de l'écrivain apparaît tout aussi problématique que le statut du texte littéraire dans les modes de production (les discours). Ces catégories (écrivain et littéraire) relèvent d'un effet de classification qui, à son tour produit un effet, tautologique certes mais efficace, de valorisation.

Contexte

host icon Hôte : Université Laval

Découvrez d'autres communications scientifiques

Autres communications du même congressiste :