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Quelles sont les conduites à risque pour le VIH chez les femmes incarcérées ?

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Isabelle Parent

Résumé du colloque

L'incidence du SIDA parmi les détenues est une situation préoccupante principalement pour deux raisons: les données temporelles indiquent une augmentation de la prévalence de la séropositivité en établissements carcéraux et les taux de prévalence chez les femmes incarcérées sont généralement supérieurs à ceux de leurs homologues masculins. En conséquence, nous voulions étudier les conduites à risque pour le VIH chez les femmes délinquantes. Le but de l'étude était donc de connaître le taux de séropositivité chez les femmes détenues au Québec et les principales conduites à risque pour le VIH. Un questionnaire anonyme concernant les conduites à risque pour le VIH fut administré à 180 femmes incarcérées dans un centre de détention québécois. La séroprévalence auto-rapportée parmi l'échantillon est de 9%, mais ce taux augmente à 28% parmi le sous-groupe de femmes prostituées usagers de drogues par intraveineuse (UDI) qui ont déjà reçu le résultat d'un test de dépistage pour le VIH. Cette étude permet de déterminer plusieurs conduites à risque associées au VIH dont l'injection dans des "piqueries". Suite à une régression logistique, le sous-groupe des femmes UDI qui rapportent des relations sexuelles avec des clients multiplient significativement leurs risques de séropositivité. Il est possible d'expliquer ces résultats selon une perspective de style de vie déviant adopté par certaines femmes. Des études ultérieures devront s'interroger sur les moyens préventifs applicables à ce sous-groupe spécifique identifié comme particulièrement vulnérable à la transmission du VIH.

Contexte

Section :
Psychologie
news icon Thème du colloque :
Psychologie
host icon Hôte : Université McGill

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Titre du colloque :

Psychologie

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Thème du colloque :

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