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Quelques avenues pour une révision du système d'abréviations braille français

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Carmen Fontaine

Résumé du colloque

L'abrégé orthographique français (1955), système d'écriture et de lecture utilisé par les personnes aveugles ou amblyopes, comprend quatre modes d'abréviation correspondant à différentes fonctions des caractères exploités : 1) les abréviations des assemblages de lettres (le caractère ayant comme valeur alphabétique ô est utilisé pour noter la suite dr devant voyelle comme dans droit ou la suite ant en terminaison comme dans enfant) et des finales (par exemple, la finale bilité s'écrit blt); 2) les abréviations de mots de 1 caractère (le caractère ô est utilisé pour noter le mot dans); 3) les abréviations de mots de 2 caractères ou plus (le mot considérable s'écrit cd) et 4) les locutions (au-dessus s'écrit k-d). Au total, il y a 948 abréviations qui sont apprises, au primaire, à partir de la troisième année jusqu'à la sixième année. Le temps d'apprentissage est donc de quatre ans. Nous discuterons du bien-fondé des différentes catégories d'abréviations ainsi que des abréviations elles-mêmes dans le but de proposer une révision du système d'abréviations braille français. Nous verrons quels sont les principes de construction utilisés pour les différentes abréviations. En ce qui concerne les abréviations elles-mêmes, nous avons utilisé les corpus de Baudot (1992), Juilland et al. (1970) et le dictionnaire électronique Le Petit Robert (1996) pour avoir une image représentative de la langue écrite, l'un des critères utilisés pour justifier nos choix étant la fréquence d'apparition des différents mots ou des différents groupes de lettres. Les résultats obtenus nous permettent de proposer l'élimination de certaines abréviations à partir du critère de la fréquence ou d'élargir l'utilisation de certaines autres. Mais la fréquence n'est pas le seul critère à considérer, nous devons aussi tenir compte du gain d'espace encouru par l'usage d'une abréviation. En fait, il faut combiner le critère de la fréquence à celui du gain d'espace pour optimiser le système de notation. Finalement, nous aborderons la question des contraintes perceptuelles liées à l'utilisation d'un tel système et de l'impact de celles-ci sur une révision du système de notation.

Contexte

Section :
Linguistique
news icon Thème du colloque :
Linguistique
manager icon Responsables :
Zélie Guével
host icon Hôte : Université Laval

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Titre du colloque :

Linguistique

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