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Questionner, imaginer, créer et communiquer dans ma langue : une utopie fondatrice ou un rêve éveillé?

HV

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Henri Vieille-Grosjean

Résumé de la communication

Le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes inscrit-il d’emblée la possibilité pour chacun d’entre nous de s’exprimer dans la langue de nos pères ? Peut-on encore aujourd’hui contrer les pratiques consensualistes et universalisantes qui n’autorisent le plus souvent dans les relations scientifiques qu’une expression linguistique, et ne légitiment que la référence anglo-saxonne ? La construction linguistique, se structure et s’élabore en conjugaison symbiotique avec les pré-textes et contextes culturels auxquels les individus et les groupes locuteurs appartiennent. La langue parlée et écrite est un outil et vecteur identitaire, aussi fortement que le territoire géographique et familial d’appartenance. Ecrire la science c’est dire les formes et les expressions que cette science a prises ou se donne dans un espace donné, et dans un temps occupé, Il ne peut s’agir d’une prétention à l’universel puisque la science, comme la culture, se construit en même temps qu’elle se transmet, en référence à un ensemble humain socio-linguistique qui les nourrit et qu’elles rendent présent en le représentant. En ne légitimant qu’une seule langue dans son caractère scientifique, c’est ses fondements culturels et socio-politiques que nous adoptons. Ce procédé relève de la démission et du syndrome du colonisé. La pluralité des langues participe de la diversité des points de vue scientifiques et cette diversité est une des conditions majeures des avancées et des progrès.

Résumé du colloque

Nous profiterons de cette occasion pour solliciter des partenariats et collaborations à l'Unité de recherche éducationnelle sur la culture scientifique (URECS) qui se veut un véritable carrefour entre les sciences et l’éducation. Nous procéderons au lancement et à la promotion des ouvrages des conférenciers de ce colloque.

Contexte

host icon Hôte : Université d’Ottawa

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