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Résumé du colloque
La critique a beaucoup insisté sur le syncrétisme philosophique présent dans l’œuvre de Rabelais, en mettant l’accent tour à tour sur telle ou telle école de l’Antiquité : platonicienne, épicurienne, stoïcienne, cynique ou sceptique. Curieusement, les sophistes ont été souvent laissés pour compte dans cet inventaire, sans doute parce que, sous la plume de Rabelais, le terme de « sophiste » est une invective réservée aux théologiens de la Sorbonne. Il reste que, si le mot est utilisé comme un anathème, la doctrine des sophistes anciens est bien présente chez Rabelais, en particulier dans les éloges paradoxaux. Cette communication se propose, dans le prolongement des travaux de Gérard Defaux (Pantagruel et les sophistes, 1973) et de Patrick Dandrey (L’éloge paradoxal de Gorgias à Molière, 1997), d’étudier plus particulièrement l’éloge des braguettes de Panurge pour en montrer l’inscription dans l’anthropologie de Protagoras. En insistant sur le dénuement complet de l’homme, seul animal auquel la nature n’a pas donné les moyens naturels de survivre, l’ami de Pantagruel fait du même coup l’éloge de la technique, à l’instar du sophiste. Nous voudrions ainsi mettre au jour une part de l’implicite de l’humanisme de la Renaissance, à savoir l’anthropologie sophiste de l’homme comme mesure de toute chose.
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