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Résumé du colloque
L’Euphorbia Cyparissias L. (Tithymalus Cyparissias Hill.) possède une sève très caustique et vénéneuse pour les animaux. Il semble, d’après les recherches de Muenscher, que la plante se propage plus fréquemment par ses rhizomes que par ses graines. Son envahissement dans l’État de New-York obligea plusieurs fermiers à importer du foin pour nourrir leurs animaux. Sa présence a été signalée à la Baie-Saint-Paul, rang de la Mare, dans les pâturages accidentés, où nous avons fait enquête sur la gravité de l’envahissement.
D'après le témoignage des cultivateurs de la région, cette plante aurait été remarquée il y a déjà vingt-cinq à trente ans près du rang Pérou sur la terre de M. Émile Larouche. Aujourd'hui elle couvre presque entièrement un terrain graveleux d'une étendue de plus de cent acres et une grande partie du sous-bois de conifères qui s'accroche au flanc est du plateau ; cette partie boisée est d'environ trente acres. De petites colonies éparses apparaissent aussi sur les terres au pied du plateau où elles menacent de s'implanter sur les terrains en culture. Le terrain envahi servait autrefois de pâturage. Actuellement les animaux ne trouvent dans ces champs que de rares touffes de graminées.
Ce plateau de plus de cent acres est rendu entièrement impropre à la paissance. Il est à remarquer que ces terrains difficiles d'accès ne peuvent servir à autre chose qu'au pâturage. Une telle perte de terrain dans ces régions montagneuses déséquilibre l'économie des fermes en obligeant les fermiers à faire paître leurs animaux sur du terrain propre à d'autres cultures.
Tous les plants d'une même colonie communiquent entre eux par des rhizomes. Comment expliquer l'apparition de plants isolés dans le sous-bois. À l'examen, ces plants nous sont apparus comme provenant très probablement d'une graine. Les gens de l'endroit ont vu la plante en fleur mais ne peuvent cependant pas nous assurer qu'elle fructifie. L'avance de la saison ne nous a pas permis de faire, sur ce sujet, des constatations précises à cause de l'état de la végétation à ce moment-là.
D'après des expériences poursuivies en Ontario, il ressort que la destruction de l'Euphorbia Cyparissas est difficile et coûteuse. Cette plante s'est montrée résistante au 2,4-D. Les traitements avec le chlorate de soude, en plus d'être dangereux pour le feu, se sont montrés peu efficaces. Le Stephen Weed Killer, d'après les rapports que nous possédons, serait plus efficace, mais par ailleurs très coûteux, car il faut l'appliquer en doses massives.
La jachère complète serait, semble-t-il, le meilleur moyen, si l'on en juge par les rapports de même source. Dans le cas qui nous occupe, ce moyen serait possible sur le plateau. Pour le boisé, où les colonies en sous-bois peuvent devenir des sources d'infection, seule la pulvérisation avec havre-sac serait possible.
Pour toute fin pratique, nous concluons qu'il serait nécessaire de dresser un plan d'essais afin de trouver le ou les moyens qui s'avéreraient les plus sûrs et les plus économiques pour détruire cette mauvaise herbe qui menace de désorganiser complètement quelques fermes du meilleur rang de la Baie-Saint-Paul.
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